Y a école demain

 

 

Depuis plus de 20 ans, au travers de ses quatre établissements, l’association AJHIR se consacre à l’inclusion d’enfants et de jeunes en situation de handicap mental léger sans trouble important  du comportement.

 

Cet objectif d’inclusion est pour nous primordial. Il  doit être mené dans le respect de la personnalité de l’enfant et du jeune, en accord avec la famille, en lien avec les partenaires (écoles, collèges, lycées, entreprises) et avec l’action, le conseil et l’appui de professionnels expérimentés.

Les objectifs mis en place au bénéfice des jeunes doivent permettre de développer, à terme, leur autonomie tant au niveau de leur projet de vie qu’au niveau de leur citoyenneté. Et ainsi que le rappelle le président de l’association Monsieur Marchandet : «  il nous paraît essentiel de défendre l’idée que le handicap est une déclinaison parmi d’autres de l’être et qu’il s’inscrit dans la nécessaire diversité du corps social. En ce sens, le droit et le respect de la différence, doit aussi mener au droit à l’indifférence dans le respect des personnes et de leurs besoins spécifiques. »

 

 

AJHIR gère 4 établissements : 3 SESSAD 2 de 2 à 16 ans et un de 14 à 20 ans et un multi-accueil, nous travaillons donc  à la fois sur l’accompagnement, le soin et l’accueil  petite enfance. 

 

Les SESSAD, comme le multi-accueil de part leur  identité sont en lien,  avec des partenaires nombreux et variés : sociaux, soins, scolarité et travail.

 

Le Multi-accueil  accueille de 1 à 6 ans, 1/3 d’enfants en situation de handicap, tout handicap confondu.

 

Plus de 3 ans, trop grand pour la crèche, pas prêt pour l’école.

 

Cette question qui nous est posée ce jour nous oblige à nous attarder dans un premier temps sur notre projet PPL, dans un deuxième temps sur ce qui nous porte dans notre quotidien de soignants et d’accompagnants d’enfants en situation de handicap.

 

PPL, Un projet novateur

Créé en 1993, à l’initiative de parents d’enfants en situation de handicap désireux d’inscrire leur enfant dans une structure ordinaire, exaspérés de s’entendre dire : ce n’est pas possible, nous n’avons pas le personnel, c’est possible mais…

Ce projet,  qui obtiendra le prix « Initiatives petite enfance » de la fondation de France en 1996, est l’un des premiers services Parisien recevant ensemble  des enfants valides et des enfants en situation de handicap. Il  a pour vocation de  poursuivre l’accueil et les actions de stimulations d’enfants porteurs de handicap. Il obtient un agrément de 20 places dont 5 en accueil permanent.

Le projet éducatif de la halte-garderie est un projet social et donc collectif, il  a  fondé sa  pratique sur le respect de l’individualité. Une place importante est faite aux modalités de cet accueil. PPL est un lieu de garde, de socialisation et d’éveil. Nous invitons chaque enfant à développer ses potentialités en l’accompagnant à son rythme et selon ses capacités. Pour aller plus loin dans cet accueil spécifique, nous voulons sensibiliser les familles, leurs familles au respect de la différence et contribuer ainsi aux changements de mentalité. Un des autres objectifs  est le travail de partenariat et de réseaux.

 

« Trop grand pour la crèche…. »  Ce verbatim nous a interpelé et intéressé en ce sens que ce n’est pas une question fermée … appelle à un dynamisme. Il a grandi, évolué, il n’est pas encore mais rien ne laisse entendre qu’un jour il ne sera pas…..

 

A cet instant t, que peut-on proposer à l’enfant …..

 

Dans notre dynamique, et avec une certaine prudence, nous ne nous permettrons pas de faire des pronostics sur le long terme. Au multi-accueil les questions sont posées au jour le jour,  et individuellement pour  chaque enfant.

 

Pas de ligne politique précise mais un être, un petit d’homme qui ne demande qu’à grandir : l’enfant n’est pas un vase que l’on remplit mais une source que l’on fait jaillir disait, Montessori.

 

 

« Pas prêt pour l’école …. »

 

Le  nouveau programme défini en 2015 pour l’école maternelle pointe comme mission principale de l’EM : « donner envie aux enfants d’aller à l’école pour apprendre, affirmer et épanouir leur personnalité ».

 

Les enseignements sont organisés en cinq domaines d'apprentissage :

                    Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions,

                    Agir, s'exprimer, comprendre à travers l'activité physique,

                    Agir, s'exprimer, comprendre à travers les activités artistiques,

                    Construire les premiers outils pour structurer sa pensée,

                    Explorer le monde.

 

L’école se définit en 3 grands axes : une école qui s’adapte aux enfants, qui organise des modalités spécifiques d’apprentissage, où les enfants vont apprendre et vivre ensemble.

 

Cette orientation ouvre de nouvelles portes pour nos enfants en situation de handicap, en effet le parcours de chacun est privilégié. Ce qui n’exclut pas que l’école reste un lieu de socialisation collective et d’apprentissage scolaire avec tout ce que ça présuppose d’acquis : maturité, autonomie…

 

Dans les structures de la petite enfance  ce qui est mis en avant est l’apprentissage du : vivre ensemble, découvrir par soi.

L’importance est mise sur l’accueil, la séparation, l’autonomie, la communauté enfantine

Le lieu de vie, le rythme de chacun jusqu’en dans les gestes les plus intimes : apprentissage de la propreté, sommeil sont en cours d’acquisition…

Le choix de vie, le choix des activités rythment les journées.

 

 

                                                                                                          

On pourrait parler du temps, le temps des structures, le temps des familles, le temps de l’enfant.

Le temps métronome qui structure, le temps social, imposé « chaque chose en son temps ».

Serions-nous dans un autre temps, celui de la mise en confiance, de faire et ne pas faire, ce temps où passé et présent s’affrontent et où imparfait est légitime ?

 

 

Les parents, eux, nous engagent sur des propos que la Loi de 2005 rend possible :

 

  • On ne veut pas perdre de temps, est-ce une perte de temps ou un gain  sur l’avenir.

  • Il va démarrer en décalage.

  • Il sera trop grand de taille,  mais dans sa tête n’est-il pas encore tout petit ?

  • Il va s’ennuyer chez les petits, ou se sentir un peu « au-dessus » mais n’est-ce pas un moyen pour se renarcissiser.

  • Si on ne le tire pas par le haut, il n’avancera pas mais ne faut-il pas plutôt privilégier l’accompagnement là où en est l’enfant ?

  • Certain parents parlent de redoublement ! ou de contagion, s’il va avec des enfants handicapés il ne progressera pas.

 

L’école c’est un droit pour tous, pourquoi pas pour lui ?

 

 

Ma collègue, directrice de PPL va maintenant vous exposer comment se décline sur ce lieu de vie les principes évoqués ci-dessus.

PPl va bientôt déménager, ce projet nous a permis de revisiter notre projet éducatif et social. Nous avons eu la chance de pouvoir travailler avec les architectes sur l’installation du nouveau lieu.

Ce lieu se veut renforcer nos fondamentaux, il prend en compte l’accueil des enfants bien évidemment mais aussi des familles, avec des lieux spécifiques pour eux. Nous accueillerons plus d’enfants et renforçons donc l’équipe de professionnels en espérant pouvoir embaucher de nouveaux métiers : une orthophoniste par exemple. Pointant ainsi combien la communication est un temps fort et un véritable atout pour une future insertion sociale positive.

 

 

 

Intervention de Jocelyne BELTRAN, directrice de Petit Prince Lumière.

 

Nous sommes tous convaincus que les établissements petite enfance jouent un rôle important dans le parcours de socialisation des  jeunes enfants. Durant les premières années de la vie, le sentiment d’appartenance à un groupe, à un lieu, à une société se construit, formant ainsi les bases de la reconnaissance d’autrui et de soi-même. L’enfant en situation de handicap comme tout enfant  doit pouvoir bénéficier de cet accueil.

Les enfants en situation de handicap ne seront jamais comme les autres. Il ne s’agit pas de nier la différence, ni de méconnaître les difficultés spécifiques liées à leur handicap, ni de minimiser les obstacles à franchir pour les accueillir. Ces enfants ne sont   pas comme les autres mais comme les autres ils sont des enfants.

 

 

Loin de nécessiter un cadre particulier, l’accueil d’enfants en situation de handicap est une invitation pour tous à réfléchir et à amorcer ensemble de nouvelles pratiques. Ou à renforcer

nos pratiques existantes, attention qui se répercutera comme bénéfice secondaire à tous les enfants accueillis au Petit Prince lumière.

 

PPL est implanté dans un secteur populaire du 20 éme arrondissement, nous accueillons des familles de tous horizons social ou culturel, certaines peuvent être en très grande précarité sociale, ce qui n’est pas sans conséquence sur les affects…. Orientés vers les services sociaux « travailler » avec la différence nous a donc appris à travailler aussi avec les différences sociales et culturelles. L’accueil des enfants en situation de handicap se fond dans un accueil des diversités, c’est je pense ce qui nous enrichit.

 

 

Comment traduisons-nous dans  notre projet d’établissement cette notion de diversité:

 

  • Décloisonnement des sections d’âge : choix d’un fonctionnement comme une classe unique, pas de section d’âge, mais des petits groupes de 5 à 6 enfants se constituant le plus souvent spontanément. Cela permettant une multiplicité des images identificatoires et une gestion du groupe par le personnel plus aisée. Chaque enfant, évoluant à son rythme et en fonction de ses capacités, part à la découverte des autres, de la matière et des outils passant des jeux libres à des ateliers semi-ouverts., en  fonction des centres d’intérêts du moment, les orientations des jeux et ateliers seront différentes.      

 

  • Choix de l’espace et des activités permettant à chaque enfant de passer un moment avec les autres, sans gêne, en toute sécurité et sans soucis de performance,

 

  • Importance de la place donnée au temps d’accueil et aux retrouvailles : Ces temps font  partie intégrante des activités des membres de l’équipe. Une personne par demi-journée en est la « référente » à l’arrivée et à la sortie. Cette personne sera le lien privilégié, pour cette demi- journée, entre l’enfant, sa famille et l’équipe, permettant à chaque partenaire d’interagir simultanément .L’accueil est aussi un temps de rencontre possible avec d’autres parents, d’autres enfants.  

 

       D’autres temps d’échanges sont proposés aux familles : des réunions institutionnelles   annuelles au minimum deux par an, Les Petits déjeuners du Petit Prince, une fois tous les 2 mois environ  les parent sont invités à venir échanger autour d’un thème avec un membre de l’équipe, la psychologue ou le médecin. La Chorale des familles, chaque veille des vacances nous partageons le plaisir de chanter ensemble.

 

     

  • Nécessité d’identifier les partenaires potentiels afin de nous inscrire avec les autres intervenants dans une action complémentaire auprès des enfants et de leurs familles.

 

 

    Les modalités de cet accueil doivent nous donner les moyens :

       ·d’évaluer de façon plus précise  « le désir des parents » en favorisant une qualité d’écoute,

       ·d’établir une relation de confiance entre les parents, l’enfant, et l’équipe permettant une               réelle collaboration  basée sur le partenariat et une complémentarité dans                                       l’accompagnement de leur enfant.

  •    -d’accepter d’accueillir l’enfant tel qu’il se présente et sa famille telle qu’elle le présente et se présente.

 

 

  • Nécessite de temps d’échange entre tous les membres de l’équipe. Le projet d’établissement engage toute l’équipe sur les objectifs poursuivis. Chaque salarié est garant d’un cadre mûri en équipe. Chacun veille au respect de la place des autres ainsi qu’aux moyens mis à sa disposition. Pour cela il est indispensable que des temps d’élaboration, de remarques, d’échanges et de réflexion soient prévus en dehors de la présences des enfants.

 

 

La loi du 11 février 2005,  a donné le droit aux familles d’inscrire leur enfant dans des structures petites enfance de proximité et à l’école maternelle.

 

« Plus de trois ans, trop grand pour la crèche, pas prêt pour l’école maternelle »

 

« Trop grand pour la crèche » ? Tout dépend de l’agrément et du projet d’établissement 

PPL a un agrément pour accueillir des enfants jusqu’à 6 ans,  peu d’établissements petite enfance  municipaux ou associatif ont cette possibilité d’accueil.

 La majorité des enfants de plus de 4 ans  accueillie à PPL est  en situation de handicap.

Cet agrément nous permet :

  1. de pouvoir travailler sur la durée, être attentif à leur évolution. Certains de ces enfants  et je pense plus particulièrement aux enfants polyhandicapés, nous apprennent à travailler avec l’invisible, l’infiniment petit  et la lenteur.

  2. D’offrir aux familles une solution au-delà de l’âge de rentrée à l’école.

Des familles d’enfants ayant plus de trois ans prennent contact avec PPL à la sortie de la crèche, pas encore prêts pour aller à l’école ou parce qu’ils n’ont pas de place dans des  établissements spécialisés. 

 

Trop grands pour la crèche.

 

On peut aussi entendre que le  décalage entre l’enfant en situation de handicap et le copain s’accentue, « saute aux yeux », les copains vont à l’école maternelle, toi tu restes à la crèche.  Ce qui est vécu d’une façon douloureuse par les familles, l’enfant même si il ne perd pas son temps à la crèche en a «  fait le tour ». Les équipes de crèche peuvent aussi parfois « s’user » dans l’accueil de cet enfant.

D’autres enfants viennent  à PPL pour  compléter leur  temps de socialisation. Scolarisés à temps partiel, les parent sont à la recherche d’un accueil sur le temps restant.

J’ai été sollicité par des directrices d’écoles maternelles pour inscrire un enfant à temps partiel en complément. C’est assez nouveau comme procédure mais ça me paraît plutôt positif, nous nous inscrivons dans un réseau de quartier. Mais cela me questionne aussi sur la capacité en terme de moyens pour l’école  d’accueillir un enfant à plein de temps (manque d’AVS …).Cette  demande aboutit à une proposition difficile pour un jeune enfant, à priori en difficulté. Il devra s’adapter à deux lieux différents. Quant aux problèmes d’organisation : accompagnement, repas. Cette organisation  complique sacrément la vie de la famille

Sur les 3 dernières années 24 enfants en situation de handicap ont été accueillis à PPL, 11 avaient plus de 4 ans, 5 étaient intégrés à l’école maternelle à temps partiel et étaient accueillis à PPL.

Nous accueillons depuis Septembre 2 petits garçons de 5 ans scolarisés le matin mais sans mode de garde l’après-midi. Pas prêts pour des journées complètes à l’école.

Il y a eu pour certains, un véritable partenariat entre l’école, la famille, la halte-garderie  et le service de soins. Nous avons pu  grâce à des échanges réguliers  croiser nos regards, et construire un projet cohérent. Par exemple : préparer l’enfant à la cantine en l’inscrivant en journée complète à la HG, permettre à l’enfant de vivre une journée entière  en collectivité dans un cadre plus « cocooning «  et rassurant, retrouver certains jours son lieu d’accueil  premier et connu pouvant s’y poser et reposer.

Pour les familles la HG reste un lieu rassurant « ou d’autres choses peuvent être dites », l’ancrage à ce premier lieu d’accueil étant affectivement très important.

Je pourrais aussi vous raconter l’histoire de  cette petite fille de 3 ans qui va bien mais n’a pas pu rester à l’école, ne  maitrisant pas complètement   la propreté.

 

 

Pas prête, les parents sont revenus frappés à la porte de PPL.

Cette petite fille, prématurée, suivie par un CAMSP dans les premières années de sa vie,  évoluait de façon tout à fait harmonieuse.  Elle a réintégrée la halte-garderie sans souci.

Les parents ont bien évidemment soufferts de cette situation, vivant cela comme un rejet de leur enfant. Ce qui a réactivé  les angoisses autour de sa naissance.

En lien avec la directrice de l’école, nous avons pu les accompagner vers une acceptation de la situation. Cette enfant menue, timide, pouvait jusqu’à l’année dernière se faire oublier. Aujourd’hui faisant partie des « grands » nous la voyons de jour en jour s’épanouir, s’affirmer et grandir.

Pas prête pour l’école aujourd’hui mais demain ?

 

L’histoire de ce petit garçon de 5 ans, arrivé en octobre dernier, suivi par le SESSAD du CESAP. Il avait intégré un an auparavant  un jardin d’enfants un peu éloigné de son domicile. Les parents veulent l’école, une AVS accompagne l’enfant, scolarisé le matin. Il rejoint 3 après-midi par semaine le groupe de la halte-garderie.

Pas prêt pour l’école à temps complet ?

Nous proposons à cet enfant et à sa famille un accompagnement autre mais complémentaire, il vit ainsi d’une manière plus douce et contenante la collectivité. Nous avons repéré que nous pouvions capter son regard et son attention par la médiation des albums qu’il aime regarder et écouter. La même observation a été faite par la maitresse, aux dires de la maman. Petite bonhomme au visage baissé et au regard perdu, il peut se fixer sur l’image du livre et  doucement nous relevons le livre alors  doucement il lève la tête. Une maitresse dans une classe de 20 à 25 élèves peut-elle prendre le temps de cette observation ? Nous avons invité la maman à participer à notre activité hebdomadaire à la bibliothèque du quartier. C’est avec joie qu’elle a acceptée. Une réunion prochaine se fera  avec la famille, l’école le service de soins et la HG.

 

Et une  expérience plus douloureuse comme celle de cette petite fille de 4 ans trisomique qui est allée à la crèche jusqu’à ces 3 ans, au jardin d’enfants jusqu’à  4 ans, puis à fait son entrée à l’école maternelle. Bien que forte de son expérience en collectivité, elle n’a été intégrée  qu’une heure par jour, de 8h30 à 9h30 avec pourtant une AVS et un suivi par un SESSAD d’AJHIR. Compliqué l’intégration de cette petite fille ? Les parents ont pu parler du regard excluant que l’on portait sur elle, ils l’ont vécu comme cela, l’accompagnement de l’éducatrice spécialisée n’a pas été facilité.   Au bout de quelques mois, les parents désespérés par l’accueil  ont retiré leur enfant de l’école et l’ont inscrit à PPL. Son intégration n’a pas posé de problème. Elle ensuite été admise en septembre dans un IME. PPL a été une parenthèse pour elle et ses parents, ils ont pu se réconcilier avec l’institution et se renarcisiser réciproquement. Cette enfant avait sa place, pouvait être reconnue et acceptée pour  ce qu’elle était. Elle  avait des compétences évidentes.

 

 D.Lemaire

 

Je voudrais juste conclure en reprenant les propos de Tomkievitcz  lorsqu’il fait l’apologie de la différence : l’enfant en situation de handicap est une loupe grossissante qui permet de nous questionner sur notre propre tolérance, acceptation de la singularité de chacun.

 

Nos interrogations n’ont rien d’exceptionnelles, elles nous engagent simplement sur un vivre ensemble, et aujourd’hui dans un environnement bien incertain nous avons la chance de pouvoir réfléchir ces questions au quotidien et donner sens à ce qui fait notre quotidien